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khoisan

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10 mai 2009

LE GOUVERNEMENT DE Jacob Zuma

Zuma restructure le gouvernement face au défi de la pauvreté

Le président sud-africain sortant Kgalema Motlanthe (G) et le nouveau Jacob Zuma le 9 mai 2009 à Pretoria - Voir la photo

L'ex ministre des Finances sud-africain et actuel directeur de la Commission du plan Trevor Manuel le 6 mai 2009 au Cap - Voir la photo Le nouveau président sud-africain Jacob Zuma lors de son investiture le 9 mai 2009 à Pretoria - Voir la photo


Le nouveau président sud-africain, Jacob Zuma, a annoncé dimanche la composition d’un gouvernement profondément remanié, préparant l’offensive contre une pauvreté toujours massive quinze ans après la chute de l’apartheid.

Le nouveau président sud-africain, Jacob Zuma, a annoncé dimanche la composition d’un gouvernement profondément remanié, préparant l’offensive contre une pauvreté toujours massive quinze ans après la chute de l’apartheid.

L’objectif est de "parvenir à un développement social et économique visible au cours des cinq années" du mandat, a déclaré M. Zuma, intronisé la veille après son élection par le Parlement issu du scrutin du 22 avril.

Une Commission nationale du Plan et un organisme d’évaluation et de contrôle sont créés au sein de la présidence, afin de "permettre à la machinerie d’Etat d’accélérer l’amélioration des services publics", écoles, hôpitaux, transports et logements, a souligné le chef de l’Etat lors d’une allocution télévisée.

"Nous ne tolèrerons pas la paresse ni l’incompétence", à tous les échelons de l’Etat, a-t-il martelé.

Le tribun zoulou, 67 ans, s’est engagé à répondre rapidement à la frustration de la population face au délabrement des services publics, en piteux état en dépit de la richesse de la première économie du continent.

Laissés-pour-compte du décollage économique post-apartheid, 43% des 48 millions de Sud-Africains vivent toujours avec moins de deux dollars par jour.

Le président Zuma entend pour cela s’appuyer sur une équipe de personnalités souvent respectées, ouverte à l’opposition malgré les 65,9% de suffrages recueillis aux législatives par le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC).

La Commission du Plan, chargée de la définition d’une politique de développement cohérente "à laquelle pourront adhérer toutes les sphères du gouvernement", sera dirigée par Trevor Manuel.

Au ministère des Finances pendant 13 ans, ce dernier est considéré comme l’artisan de la croissance. Il sera remplacé par Pravin Gordhan, l’homme qui a alimenté les caisses de l’Etat en transformant les services du fisc en une administration efficace.

Le chef de l’Etat sortant, le sérieux et intègre Kgalema Motlanthe, prend la vice-présidence après avoir assuré l’intérim pendant sept mois aux commandes du pays. Le Parlement, dominé par l’ANC depuis les premières élections multiraciales en 1994, l’avait élu en septembre 2008 à la suite de la démission forcée de son prédécesseur, Thabo Mbeki.

Quant à Barbara Hogan, qui avait repris le ministère de la Santé en septembre dernier des mains de la très décriée Manto Tshabalala-Msimang, elle se voit confier un ministère clé, celui des Entreprises publiques.

Le gouvernement Zuma entend amortir l’impact de la crise mondiale sur l’emploi grâce à des investissements massifs dans les infrastructures. Des centaines de milliers d’emplois sont menacés alors que l’Afrique du Sud entre en récession avec un taux de chômage qui frôle déjà les 40%.

L’éviction de Mme Hogan de la Santé a toutefois déçu les militants pour les droits des malades du Sida, qui l’avaient érigée en salvatrice après des années de déni des autorités face à la pire pandémie au monde.

Autres priorités du nouveau gouvernement : le développement des zones rurales, où la pauvreté est la plus abjecte, et la reconstruction du secteur éducatif, pilier de la lutte contre le chômage à long terme. Ces deux portefeuilles ont été divisés pour davantage d’efficacité.

Parmi les nominations qui devraient retenir l’attention figure aussi celle d’un proche allié du chef de l’Etat, le secrétaire général du Parti communiste Blade Nzimande, au nouveau ministère de l’Enseignement supérieur. Ainsi que celle de Pieter Mülder, défenseur de la cause des paysans blancs afrikaners, nommé adjoint à l’Agriculture

dimanche 10 mai 2009 .

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4 mai 2009

Mandla Zwelivelite Mandela à LA REUNION

OCEAN INDIEN MANDLA_ZWELIVELITE_MANDELA

Mandla Mandela, petit-fils de Nelson Mandela, le premier président noir de l’Afrique du Sud, est sur l’île dans le but de rapprocher sa région natale de la Réunion. (Photo David Chane)

 

04/05/09 - Propos recueillis par Frédéric BANC, avec Mariama ABOU-BACAR         

AFRIQUE DU SUD - VISITE DU PETIT-FILS DE MANDELA

   

« Je me sens ici comme chez moi »

Mandla Zwelivelite Mandela est à La Réunion pour six jours. Invité par la municipalité de Saint-Louis et l’association Réunion Afrique du Sud, le nouveau député de l’ANC nous explique les raisons de sa visite, nous parle de politique, de son grand-père Nelson Mandela mais aussi de football et du sida. Accompagné d’une quinzaine d’enfants du village natal de sa famille, il revient également sur son rôle en tant que chef de tribu. Entretien avec le roi des Thempu

30 avril 2009

GRIPPE PORCINE 1

publié : mercredi 29 avril à 18:36

Afrique du Sud : deux cas suspects de grippe porcine

 - Voir la photo

         

Les autorités sanitaires sud-africaines étudient deux cas suspects de grippe porcine, les premiers signalés en Afrique, détectés chez des personnes de retour du Mexique, selon le ministère de la Santé.

"Il y a deux cas, mais ils ne sont pas confirmés", a déclaré le porte-parole du ministère, Fidel Hadeba, en précisant que l’Institut national pour les maladies transmissibles avait été saisi du dossier. L’un des cas a été détecté dans la province du Western Cape (sud-ouest) où se trouve la ville du Cap, l’autre dans le Gauteng (centre), où se situent Johannesburg et Pretoria, la capitale. Il s’agit des premiers cas suspects de grippe porcine signalés en Afrique du Sud mais aussi dans l’ensemble du continent africain. Dans les deux cas, il s’agit de personnes qui ont voyagé récemment au Mexique, où sept décès de la grippe porcine ont été confirmés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et près de 160 morts restent suspectes. Outre le Mexique, où s’est développé le virus A/H1N1, et les Etats-Unis, où un premier décès a été avéré chez un garçonnet mexicain, des cas confirmés mais non mortels de grippe porcine ont été détectés au Canada, au Costa Rica, dans plusieurs pays européens, en Nouvelle-Zélande et en Israël.

La grippe porcine se transmet par voie respiratoire, d’homme à homme, mais pas en mangeant de la viande de porc. Les symptômes sont similaires à ceux de la grippe saisonnière (fièvre, maux de tête, courbatures).

L’Egypte a néanmoins annoncé mercredi l’abattage "immédiat" de tous les porcs dans le pays.

24 avril 2009

ÉLECTIONS GÉNÉRALES

23/04/09 LE QUOTIDIEN

AFRIQUE DU SUD - ÉLECTIONS GÉNÉRALES

   

Zuma aux portes de la présidence

23 millions de Sud-Africains étaient appelés aux urnes hier pour élire leurs députés nationaux et provinciaux. Ces quatrièmes élections générales post-apartheid devraient reconduire le Congrès national africain et propulser à la présidence son chef, le populaire mais controversé Jacob Zuma.

Les Sud-Africains ont voté hier aux élections générales qui devraient porter Jacob Zuma, populaire et controversé, à la présidence d’un pays toujours miné par une immense pauvreté, quinze ans après la chute de l’apartheid.

Plus de 23 millions d’électeurs renouvelaient l’Assemblée nationale et les parlements provinciaux lors de ce 4e scrutin national depuis l’avènement de la démocratie en 1994. Les nouveaux députés éliront le président de la République. Les files d’attente s’étaient formées dès l’aube devant les bureaux de vote du pays, laissant augurer d’une participation massive. A 23 heures (heure Réunion), il fallait encore souvent patienter pour voter, alors que les bureaux de vote commençaient à fermer.

« La réponse est absolument formidable dans l’ensemble du pays », a commenté la présidente de la Commission électorale, Brigalia Bam, évoquant un scrutin « pacifique, tranquille et harmonieux ».

Dans le quartier résidentiel de Houghton, à Johannesburg, des centaines de personnes ont acclamé Nelson Mandela, venu une 4e fois, à 90 ans, glisser son bulletin dans l’urne. Le frêle héros de la lutte anti-apartheid s’appuyait au bras d’un responsable provincial.

La même ferveur s’est emparée du village natal de Jacob Zuma, Nkandla, en pays zoulou, quand le chef du Congrès national africain (ANC) a effectué son devoir citoyen.

« Quand j’étais enfant, je n’aurais jamais imaginé que je pourrais voter comme je le fais aujourd’hui », a-t-il commenté.

L’ANC, qui a remporté une large majorité à chaque scrutin depuis 1994, dispose cette fois encore de plus de 60 % des intentions de vote. Jacob Zuma, 67 ans, est donc assuré d’être élu président, après plus d’un an de crise politique.

Nouvelle chance
L’ancien mouvement de libération s’est irrémédiablement divisé ces derniers mois, entre les partisans du charismatique autodidacte et ceux de l’ex-président Thabo Mbeki. Evincé en décembre 2007 de la direction du parti, ce dernier était contraint de démissionner de la présidence en septembre.

Enfin, il y a deux semaines, des poursuites pour corruption à l’encontre Jacob Zuma étaient abandonnées par le parquet général, qui a reconnu des abus de pouvoir au plus haut niveau de l’enquête.

En dépit de ces remous, les Sud-Africains semblaient décidés à donner une nouvelle chance à l’ANC, qu’ils estiment le seul parti en mesure d’apporter « un changement » à un quotidien encore trop souvent fait de pauvreté.

« Rome ne s’est pas faite en un jour », soulignait Maggie Kotso, une employée de supermarché de 47 ans, en notant les avancées réalisées depuis la fin de l’apartheid dans son township d’Alexandra, à Johannesburg : toilettes, routes goudronnées...

Depuis 1994, plus de deux millions de logements sociaux ont été construits,

l’eau courante et l’électricité installées dans de nombreux quartiers.

Mais 43 % de la population vit toujours avec moins de deux dollars par jour et

le taux de chômage frôle les 40 %.

La criminalité est responsable de 50 homicides par jour, et

5,5 des 48 millions de Sud-Africains sont séropositifs.

La mission du futur président sera compliquée par la crise mondiale. Le pays semble prêt à entrer en récession pour la première fois en 17 ans.

25 février 2009

MORT EN SERIE DE CROCODILES A KRUGER

AFP - lundi 19 janvier 2009, 17h13

Afrique du Sud: la mort en série de crocodiles défient les scientifiques

Carcasse d'un crocodile mort dans le parc national du Kruger en Afrique du Sud

Quelque 170 crocodiles sont morts depuis mai dernier dans le parc national du Kruger en Afrique du Sud, l'une des plus vastes réserves animalières d'Afrique, où les scientifiques essayent désormais d'endiguer le phénomène et d'empêcher sa propagation à d'autres espèces.

Les immenses reptiles ont été victimes d'une infection qui a durci la graisse de leur corps comme du caoutchouc, les rendant incapables de se mouvoir et les laissant sans défense face aux éléments, la faim, la noyade ou l'attaque d'autres prédateurs.

Les premières estimations font état de 170 crocodiles tués, mais le bilan définitif pourrait être le double.

Et rien ne permet d'expliquer le déclenchement de l'épidémie. "C'est assez incroyable que nous ayons autant de difficultés. Rien ne se présente à nous de façon claire" pour comprendre le phénomène, explique Danie Pienaar, le chef du service scientifique du Kruger.

Les experts estiment cependant que l'épidémie est révélatrice de l'insuffisance des ressources en eau dans le parc, où cohabitent les cinq espèces les plus prisées des touristes en safari, les fameux "Big Five": le lion, le léopard, l'éléphant, le buffle et le rhinocéros.

"Nous n'avons pas d'idée claire mais tous les chercheurs s'accordent à dire que c'est probablement tout le système (fluvial) qui s'est détérioré au fil du temps", ajoute Danie Pienaar.

"Le problème n'est pas que les crocodiles disparaissent", a-t-il ajouté. "Mais il y a un sérieux problème dans notre système fluvial et nous ne pouvons plus vraiment nous permettre de l'ignorer".

Le parc Kruger attire 1,3 millions de touristes par an et couvre une surface équivalant à la moitié de celle des Pays-Bas. Vieux de 110 ans, il abrite 850 espèces et les scientifiques redoutent la propagation de l'infection.

La panstéatite, ou "maladie de la graisse jaune", est liée à l'ingestion de poisson rance et a été observée dans des fermes de crocodiles, chez des chats domestiques, des oiseaux et des tortues d'eau. Elle n'affecte en revanche pas les êtres humains.

Elle attaque les réserves de graisse, réduit les anti-oxydants et enflamme la graisse au cours d'une évolution probablement très douloureuse.

Aujourd'hui, la principale inquiétude concerne les lions, dont certains ont été observés en train de se nourrir de crocodiles morts, ainsi que d'autres espèces de félins. Mais aucun félin mort ou malade n'a encore été découvert, a indiqué à l'AFP Jan Myburgh, vétérinaire spécialisé en toxicologie.

Mais l'enjeu sera aussi de limiter la contagion chez les crocodiles du Nil, qui mesurent en moyenne cinq mètres de long et pèsent 225 kg, une espèce connue pour son cannibalisme. Pour éviter la contamination, les responsables du parc ont brûlé les carcasses et abattu deux hippopotames pour que les reptiles bien portant puissent s'en nourrir et délaissent les cadavres de leurs congénères.

Les animaux morts ont été découverts dans une gorge reculée, envahie par la vase provenant d'un barrage du Mozambique voisin et alimentée par l'un des fleuves les plus pollués en Afrique du Sud par diverses industries lourdes.

Un programme de recherche a été lancé sur le fonctionnement de l'ensemble du réseau fluvial pour tenter de comprendre la cause de l'épidémie et son fonctionnement. Les scientifiques vont également tenter de reproduire la maladie en laboratoire afin de comprendre comment elle se propage chez les crocodiles.

En attendant, même si aucune carcasse n'a été découverte récemment, le parc est en état d'alerte permanente. "Tout le monde est aux aguets. Si un crocodile meurt, nous le saurons immédiatement", affirme Jan Myburgh.

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26 août 2008

La ségrégation avnat 1948

La ségrégation avant 1948

La ségrégation raciale était une réalité bien avant l'établissement de l'Union sud-africaine.

Pratiquée dès le XVIIe siècle, le confinement spatial des non-Blancs dans les zones rurales du Cap ou du Natal tout comme dans les centres industriels résultaient de la double volonté de réduire la dangerosité sociale (vagabondage, vol…) des Africains que de contrôler la disponibilité de la main-d’œuvre.

Le caractère généralisé de la ségrégation ne relevait encore que de règlements empiriques.

En 1894, l'assemblée législative du Cap vote la loi Glen Grey qui définit notamment les modalités de l'allocation obligatoire de délimitations géographiques pour les populations noires de la colonie du Cap 

La ségrégation à grande échelle date de l'époque d'Alfred Milner, haut commissaire en Afrique du Sud après la guerre des Boers quand il met en place une commission intercoloniale des affaires indigènes sud-africaines composée exclusivement de Britanniques et dont le but était d'élaborer un plan pour les futures relations raciales du dominion en tenant compte de la législation disparate des quatre colonies.

Les théories du darwinisme social et du racisme scientifique imprègnent alors un grand nombre d'intellectuels de l'époque et, prétextant de la supériorité des Blancs, l'une des recommandations de la commission présidée par Sir Geofrey Lagden préconise la création de réserves indigènes à travers toute l'Afrique du Sud .

La première utilisation du mot « apartheid » remonte à 1917 lors d’un discours prononcé par Jan Smuts qui devint le Premier ministre du pays en 1919.

Même si la mise en œuvre de l’apartheid est attribuée au parti national qui dirigea le pays entre 1948 et 1994, la politique de ségrégation raciale lui est bien antérieure et remonte au début même de l'établissement des néerlandais en 1652.

Le Colour Bar [modifier] Louis Botha (1862-1919) Le premier ministre afrikaner Louis Botha (1910-1919) appliqua et renforça les lois coloniales britanniques appliquées en fonction du code de couleur, le Color Bar (« barrière de couleur »), qui réglementait les relations interraciales dans les anciennes colonies sud-africaines .

Dès 1911, le Native Labour Regulation Act réglemente le travail indigène en instaurant un laissez-passer40 alors que le Mines and work Acts institue les premières barrières raciales dans le travail .

En 1913, le Native Land Act (« loi sur la propriété foncière indigène ») en 1913 interdit aux Africains d’être propriétaires de terres en dehors des « réserves » indigènes (seulement 7 % de la superficie totale de l’Union sud-africaine sont alors attribuées aux Noirs). Cette loi provoque l’expropriation de nombreux paysans indépendants noirs et la constitution d’un prolétariat agricole.

En 1923, le Native Urban Areas Act (« loi sur les régions urbaines indigènes ») introduit la ségrégation résidentielle.

En 1936 est abrogé le Representation of Natives Act (loi sur la représentation des indigènes), ce qui remet en cause le droit de vote des Noirs dans la province du Cap. Une liste électorale séparée est établie pour l'ensemble des métis d'Afrique du Sud. Ainsi, ces derniers peuvent élire quatre sénateurs, ceux du Cap trois députés qui seront obligatoirement blancs.

Enfin, en 1942, les grèves des travailleurs noirs sont interdites . Ces lois sont conformes à l'esprit pragmatique et conjoncturel du color bar. La politique indigène et raciale des gouvernements d'alors n'est pas présentée comme immuable mais plutôt comme un expédient provisoire. Le premier ministre Jan Smuts d'ailleurs énonce le principe des « droits civils pour tous les peuples "devenus civilisés" sans distinction de race ». Cette expression est considérée comme le gage d'une ouverture à la citoyenneté pour tous les résidents de l'Union.

Toutes les évolutions restaient donc alors possibles comme le prouve le rapport de la commission Fagan présenté au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Mandaté par le gouvernement de Jan Smuts, ce rapport préconisait une libéralisation du système racial en Afrique du Sud en commençant par l'abolition des réserves ethniques ainsi que la fin du contrôle rigoureux des travailleurs migrants. Le premier ministre Jan Smuts approuva les conclusions du rapport alors que de son côté, l'opposition représentée par le Parti National mandatait sa propre commission (la commission Sauer) dont les conclusions furent exactement inverses. En recommandant le durcissement des lois ségrégationnistes, le rapport de la commission Sauer se référa explicitement au nouveau concept d'apartheid. Celui-ci puisait principalement son inspiration dans les lois ségrégationnistes en vigueur dans le sud des États-Unis et dans les politiques de réserves mises en place pour les Indiens dans ce pays ainsi qu'au Canada et aussi dans les politiques indigènes menées alors en Australie à l'encontre des Aborigènes, en Nouvelle-Zélande pour les Maori.

Les généraux Louis Botha et Jan Smuts en 1917 En 1934, le Parti national (au pouvoir depuis 10 ans) fusionna avec le Parti sud-africain de Jan Smuts pour former un parti d'inspiration libérale, le parti uni. La minorité hostile du Parti National demeura au sein d'un parti radicalisé à droite, prônant la supériorité du nationalisme afrikaner sur toutes les autres nations d'Afrique du Sud. En fait, Daniel François Malan et les députés qui l'avaient suivi pour maintenir en vie le Parti national étaient essentiellement des membres du Broederbond, une ligue calviniste secrète et franc-maçonne de la communauté afrikaner.

Débarrassé des modérés, le Parti national devenait la vitrine et l'outil politique du Broederbond.

Parallèlement, en 1946, le Parti travailliste sud-africain qui fut de toutes les coalitions gouvernementales entre les deux guerres mondiales, adoptait une « politique non-raciale » innovante dans le contexte de l'époque en réclamant la « reconnaissance de certains droits humains fondamentaux, le droit au travail, à la libre éducation, à la sécurité sociale, à un logement convenable, et l’abolition du travail sous contrat individuel », en préconisant l’octroi de « plus de terres aux indigènes, l’amélioration de leurs procédés de culture, une aide de l’État égale à celle accordée aux Blancs » et en proposant le remplacement des quartiers réservés aux indigènes par « des cités bien ordonnées et administrées démocratiquement par ses habitants ». Le parti va encore plus loin en s'opposant à la loi ségrégationniste sur les mines et les chantiers et en appelant à la « reconnaissance des syndicats africains, le salaire égal pour un travail égal, la possibilité d’une formation professionnelle ». Le parti se prononçait enfin pour un État fédéral octroyant l’exercice de tous les droits de citoyen à tous les individus résidant sur leur territoire.

En dépit ou à cause de ce programme novateur, le parti travailliste sud-africain n'allait pas survivre aux élections générales de 1948.

En 1947, le Broederbond prit le contrôle du bureau sud-africain des affaires raciales (South African Bureau of Racial Affairs -SABRA). En son sein, le concept de ségrégation totale au travers du dogme de l'apartheid est finalisé. Par ailleurs, les circonscriptions électorales sont alors redécoupées favorisant les circonscriptions rurales.

Résistances

Marche de protestation organisée par Gandhi en 1913 (Transvaal) La résistance à la ségrégation institutionnalisée et aux discriminations quotidiennes s'organise : Mohandas Karamchand Gandhi mène des actions de protestations non-violentes contre les vexations à l'égard de la classe moyenne indienne.

Plusieurs associations sont fondées : l’Organisation du peuple africain (African People’s Organisation, 1902), le Congrès national des Natifs sud-africains (South African Native National Congress, 1912) qui deviendra en 1923 le Congrès national africain (African National Congress ou ANC), la Youth League (1944). Le syndicat de l’Industrial Commercial Union, fondé en 1919, organise des grèves pour la défense des travailleurs noirs, relayé par le Parti communiste d'Afrique du Sud, créé en 1921

Origines et mise en place de l’apartheid

Les architectes de la division spatiale des terres dans le cadre de l'apartheid Si l'apartheid a été mis en place à partir de 1948, la ségrégation raciale en Afrique du Sud existait depuis près de trois siècles et s'était établie dans un contexte particulier à l'histoire complexe de ce pays. L'apartheid est le produit de l'Histoire, des mythes et des singularités de l'Afrique du Sud. Cette singularité est marquée par le fait que d'anciens colons ont pris souche dans cette partie de l'Afrique dès le XVIIe siècle, ont récusé très tôt leurs racines européennes (néerlandaises, allemandes et françaises) et ont revendiqué leur africanité. Leur expression s'est effectuée notamment par opposition à la métropole coloniale néerlandaise mais aussi par rapport aux colons britanniques arrivés au XIXe siècle et attachés à leur mère patrie.

Elle aboutit finalement à un nationalisme afrikaner exacerbé par la religion, la souffrance et la guerre contre l'impérialisme britannique et dont la politique d'apartheid ne sera que l'une des manifestations les plus notoires. L'apartheid ne peut cependant être considéré comme une forme flétrie du calvinisme primitif, ni un bastion arriéré du colonialisme ni encore moins une variante tropicale du fascisme ou du nazisme européen 3.

Son idéologie prend bien racine à la fois dans la théologie et dans les doctrines de justification de la colonisation. C'est par la doctrine calviniste de la prédestination selon laquelle l'homme est prédestiné par Dieu et a créé des élites pour diriger le monde et des non élus pour obéir aux premiers que les concepts ségrégationnistes ont d'abord été avalisés par les prédicateurs de l'église réformée hollandaise. Les Boers, isolés dans le veld, s'étaient ainsi facilement assimilés au peuple élu et bon nombre d'entre-eux ont cru jusqu'à la fin des années d'apartheid, que Dieu leur avait donné l'Afrique du Sud comme il avait donné le pays de Canaan aux Hébreux, les Noirs étant assimilés aux Cananéens. Frontière entre l'Afrique du Sud et le bantoustan autonome du Lebowa

La victoire du parti national en 1948 a consacré celle du peuple afrikaans face à l'acculturation anglophone. Le thème récurent n'est plus dès lors la défense de l'identité afrikaans mais celle du peuple blanc d'Afrique du Sud (2,5 millions de personnes en 1950, 21% de la population totale) menacé par la puissance de la démographie africaine (8 millions de personnes en 1950 soit 67% de la population totale) .

C'est à la fois par idéalisme, par intérêt et par sécurité que les Afrikaners élaborent et maintiennent aussi longtemps le système d'apartheid, qui selon eux, est le seul moyen pour leur permettre non seulement de survivre en tant que groupe ethnique distinct mais aussi pour préserver leurs intérêts de classe au sein du groupe blanc

. L'apartheid est ainsi présenté comme un arsenal juridique destiné à assurer la survie du peuple afrikaner comme ethnie particulière mais aussi comme un "instrument de justice et d'égalité qui doit permettre à chacun des peuples qui constitue la société sud-africaine d'accomplir son destin et de s'épanouir en tant que nation distincte".

Ainsi, beaucoup de nationalistes afrikaners pensent sincèrement que l'apartheid ouvrira des carrières et laissera leurs chances aux Noirs, chances qu'ils n'auraient pu saisir s'ils avaient été obligés d'entrer en compétition avec les Blancs au sein d'une société intégrée .

Cependant, à aucun moment les propres aspirations des peuples noirs d'Afrique du Sud ne sont pris en considération. L'apartheid leur est imposé dans la plus pure tradition du baasskap. À partir des années 70, les Afrikaners n'ont plus la peur pathologique de perdre leur identité qui s'affirme d'ailleurs au travers de l'État sud-africain, un État militairement fort et économiquement puissant. La discrimination et la ségrégation raciale ne sont plus justifiées en termes idéologiques mais en termes économiques et politiques : la survie du capitalisme et la lutte contre le communisme. L'apartheid finit par représenter l'expression de désirs, d'angoisses et de complexes d'une population blanche, accrochée à une vision de l'histoire qui n'avait plus cours ailleurs depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale

. L'apartheid

En juin 1948, le Parti National et son allié du parti afrikaner arrivèrent au pouvoir avec le programme d'apartheid conceptualisé par la commission Sauer et qui allait être mis en place par l'un des ses concepteurs, le docteur Hendrik Verwoerd, sous l'autorité du nouveau premier ministre, le pasteur Daniel François Malan.

L’apartheid, en bloquant le système, en figeant les rapports entre races, exclut dorénavant les évolutions simples et pacifiques et devient la pierre angulaire de la politique nationale sud-africaine en s'insérant dans une philosophie précise, fixe, permanente et immuable, bien éloignée de l'ancien concept du Colour Bar.

Le but de cette politique raciale est d'officiellement et institutionnellement assurer le « développement séparé » des communautés, sans que l'une exploite une autre, selon les mots de son théoricien, le docteur Verwoerd. L'Afrique du Sud serait une « communauté de nations » distinctes.

Tous les individus sont systématiquement catégorisés sur la base de leur appartenance à un groupe racial ou ethnique (arbitrairement défini) : blanc, zoulous et bantous, indiens, métis, etc. (la différenciation entre afrikaners et autres Blancs a finalement été abandonnée).

Le mariage est réglementé et interdit entre Blancs et Noirs.

L'apartheid procède alors d'un renversement de logique par rapport à la période précédente : il ne s'agissait plus de maintenir l'unité de la nation mais de sacrifier l'intégrité territoriale et les relations sociales au profit d'un ordre racial .

Le texte fondamental du nouveau régime d'apartheid est la loi d'enregistrement de la population, adoptée en 1950 qui définit les 4 principaux groupes raciaux (Blancs, Coloureds, Noirs, asiatiques) et établit des critères d'appartenance raciale.

Ce texte de référence est alors le support de tous les textes législatifs et réglementaires relatifs à l'apartheid. Ainsi en découlent les textes sur l'habitat, l'enseignement, les mouvements des personnes, l'emploi et tout ce qui a trait à la vie sociale.

A partir de 1953 et de l'entrée en vigueur de la loi concernant les accès aux services et aux lieux publics, les panneaux "Whites only" se multiplient dans tous les lieux publics du pays .

En 1956, le successeur de Malan, Johannes Strijdom, supprima le droit de vote résiduel des personnes de couleur (métis et Noirs) de la province du Cap.

Des États ethniques, les Bantoustans (ou Homeland), sont créés à partir des réserves indigènes déjà constituées sous l'ancienne législation. Économiquement peu viables, limités à seulement 13 % du territoire, ils enferment des populations entières dans des îlots privés dont la plupart sont privés de richesse naturelle et d'industrie, sans accès au commerce international. Si cette indépendance de façade satisfait parfois les potentats locaux, elle est essentiellement factice. Seuls les Blancs bénéficient des garanties d'un régime démocratique, puis dans une moindre mesure à partir de 1984, les Indiens et les métis.

Les principales lois d'apartheid

· Loi sur l'interdiction des mariages mixtes (1949) · Loi d'immoralité (1950) pénalisant les relations sexuelles entre Blanc et non Blanc. · Loi de classification de la population (1950), distinguant les individus selon leur race. · Loi de suppression du communisme (1950), permettant d'interdire tout parti politique catalogué comme communiste par le gouvernement. · Loi d'habitation séparée (le fameux Group Areas Act du 27 avril 1950), répartissant racialement les zones urbaines d'habitation. · Loi sur les laissez-passer ('Pass Laws Act') de 1952 faisant obligation aux Noirs ayant plus de 16 ans d'avoir sur eux un laissez-passer en l'occurrence un document ressemblant à un passeport qui stipulait s'ils avaient une autorisation du gouvernement pour être dans certains quartiers. · Loi sur les commodités publiques distinctes (1953), ségrégant les toilettes, fontaines et tous les aménagements publics. · Loi d'éducation Bantoue (1953), concernant le programme scolaire des Noirs. · Retrait du droit de grève aux travailleurs noirs, interdiction de la résistance passive (1953). · Loi de relocalisation des indigènes (Native resettlement Act de 1954) : permet de déplacer les populations noires vivant en zones déclarées blanches. · Loi sur le travail et les mines (1956), formalisant la discrimination raciale dans le monde du travail. · Loi sur la promotion de gouvernements noirs autonomes (1958), créant les bantoustans sous administration des non Blancs. · Loi de citoyenneté des Noirs des homelands (1971), retirant la citoyenneté sud-africaine aux Noirs issus de communautés ethniques relevant de bantoustans déjà créés. · Décret sur l'Afrikaans (1974), obligeant toutes les écoles, mêmes noires, à dispenser en afrikaans tous les enseignements de maths, de sciences sociales, d'Histoire et de géographie du niveau secondaire. · Loi sur l'interdiction aux Noirs l'accès à la formation professionnelle (1976)

26 août 2008

NELSON MANDELA

NELSON MANDELA 

Famille et études

Fils d'une famille royale Thembu Xhosa (1), Rolihlahla Mandela est né le 18 juillet 1918 dans le village de Qunu, au bord de la rivière Mbashe au Transkei (2)(Cap-Oriental).

Son père était Hendry Mphakanyiswa Gadla, chef de tribu Xhosa de Tembu. À l'âge de sept ans, Rolihlahla Mandela devint le premier membre de la famille à suivre une scolarité. C'est un professeur méthodiste qui lui donne le prénom occidental de Nelson.

Son père décède d'une tuberculose alors qu'il n'a que neuf ans, sa mère l'accompagne à Mqhekezweni afin qu'il se fasse élever par un régent qui le considérera comme son propre fils.

Selon la coutume Xhosa, il est initié à l'âge de seize ans et poursuit ses études avec succès à la Clarkebury Boarding Institute. Il obtient son certificat scolaire en deux ans (au lieu de trois habituellement).

En 1934, Mandela s'inscrit au Collège Wesleyan de Fort Beaufort.

Diplômé, il rejoint l'université de Fort Hare où il fait la connaissance d'Oliver Tambo, qui devient son ami et collègue. À la fin de sa première année, membre du conseil représentatif des étudiants, il est impliqué dans le boycott du règlement universitaire. Il est alors renvoyé de l'université.

Suite à un mariage arrangé non souhaité, il s'enfuit à Johannesburg où il passe sa licence par correspondance à l'université d'Afrique du Sud (UNISA) puis débute des études de droit à l'université du Witwatersrand

(1). Le xhosa est un peuple et une langue d'Afrique australe. Cette langue compte pour la seule Afrique du Sud un peu plus de huit millions de locuteurs, soit environ 18% de la population, ce qui en fait la deuxième du pays après le zoulou.

Le xh de xhosa est une consonne originale de cette langue qui se prononce d'un claquement sonore de la langue appelé clic.

(2) Le nom Transkei est formé de l'association du nom de la rivière Kei et du suffixe latin trans- (signifiant au-delà, après). Transkei signifie donc territoire au-delà de la rivière Kei

Activité politique

C'est en 1942 que Nelson Mandela rejoint le Congrès national africain (ANC), membre de l'Internationale Socialiste, afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche. En 1944, avec Walter Sisulu et Oliver Tambo, il fonde la plus dynamique ligue de jeunesse de l'ANC.

Aux élections générales de 1948, la victoire du Parti national Afrikaner entraîne la mise en place de sa nouvelle politique qui fut appelée apartheid.

En 1952, Mandela, par ailleurs avocat, monte la campagne de défiance contre le gouvernement de Daniel Malan.

En 1955, alors que le Parti National semble appelé à durer au gouvernement, Mandela participe à la rédaction de la charte de la liberté dont le programme fondamental est la lutte contre la ségrégation raciale et l'apartheid. À cette époque, Mandela et Tambo se sont associés au sein de leur propre cabinet et prodiguent des conseils juridiques gratuits aux noirs les plus pauvres.

Le 5 décembre 1956, Mandela et 150 autres personnes sont arrêtés et accusés de trahison. Ils sont au bout du compte tous acquittés, grâce aux plaidoiries des avocats et au légalisme pointilleux des tribunaux sud-africains en 1961.

Après le massacre de Sharpeville (1) où il y a eu 79 morts et 178 blessés en 1960, les appels à la lutte armée sont plus pressants d'autant plus que l'ANC et le Congrès panafricain sont interdits, ses leaders emprisonnés ou assignés à résidence. La stratégie non-violente de l'ANC est abandonnée par Nelson Mandela qui fonde Umkhonto we Sizwe, réseau prônant l'action armée.

(1) Le Massacre de Sharpeville est relatif à la répression policière qui eu lieu le 21 mars 1960 à Sharpeville, un township (banlieue noire) de la ville de Vereeniging dans le Transvaal en Afrique du Sud.

En 1960, dans le cadre de la campagne nationale des mouvements noirs contre l'obligation du port du pass (passeport intérieur), les militants du jeune Congrès Pan Africain (PAC) immobilisèrent les transports en commun bloquant les banlieusards dans leur township. Ces derniers furent alors nombreux à venir manifester pacifiquement leur colère devant le commissariat pour y brûler leurs documents d'identités controversés.

Débordés et barricadés dans leur petit immeuble, les policiers perdent leur sang froid, tirent sans sommation dans la foule et provoquent un massacre. On relève 79 morts et parmi les 178 blessés, un nombre très impressionnant de blessures par balles dans le dos.

L'émotion gagne le pays et provoque une onde de choc internationale mettant pour la première fois depuis longtemps l'Afrique du Sud sur le devant de la scène internationale.

L'évènement déclenche une grève générale le 28 mars 1960 malgré les interdictions et mises en garde du gouvernement d'Hendrik Verwoerd qui déclenche le processus pour interdire l'ANC et le PAC et décréter l'état d'urgence.

La répression sera brutale conduisant de nombreux militants noirs en prison ou en exil.

En 1984, Sharpeville revient aux avants postes de l'actualité à la suite du lynchage d'un conseiller municipal noir. Cet évènement déclenche une vague de contestation et de manifestation dans tout le pays qui débouche en 1985 le durcissement des sanctions internationales imposées par l'ONU contre l'Afrique du Sud.

Les auteurs du lynchage sont condamnés à mort puis graciés par le président Pieter Botha à la suite d'une vaste campagne internationale (Sauver les 6 de Sharpeville).

Le 21 mars 1985, soit 25 ans jour pour jour après le massacre de Sharpeville, dans la ville sud-africaine de Port Elizabeth, la police tirait sur un cortège funéraire érigée en manifestation anti-gouvernementale. On compte pas moins de 19 morts Ceci entraîne une vague de protestation dans tout le pays.

Prisonnier politique

Il fut emprisonné en 1962 puis condamné à cinq ans de prison en 1963, et, après un procès où il contesta la justice d'apartheid, condamné à la détention à perpétuité en 1964 dans le pénitencier de Robben Island [(1)] en raison de ses activités politiques clandestines, devenant au fil des années, le plus célèbre et l'un des plus anciens prisonniers politiques.

Il fut en partie libéré le 7 décembre 1988 et mis en résidence surveillée. Le 5 juillet 1989, il rencontre au Cap le président Pieter Botha. Il fut définitivement libéré le 11 février 1990 sur ordre de Frederik de Klerk qui, pour des raisons politiques, mit fin à la clandestinité de l'ANC, et le sollicita pour maintenir la paix civile en Afrique du Sud. Les deux hommes ont travaillé ensemble pour instaurer la fin de l'apartheid et un régime de transition.

(1) Robben Island est une île d'Afrique du Sud, au large du Cap, qui a servi au XXe siècle de prison politique pour les opposants noirs au régime d'apartheid.

(2)  Elle a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1999.

Son nom provient du fait qu'il y aurait de nombreux phoques dans les eaux entourant l'île (Robben signifie phoques en Néerlandais).

Nelson Mandela y fut détenu pendant près de 18 ans, à partir de 1964, avant d'être transféré à la prison Victor Vester, près de Paarl. De nombreux autres membres de l'ANC et des mouvements de libération sud-africains y furent aussi détenus.

Combat pour la paix et la non-violence

En 1979 il reçoit le Prix Nehru pour la Paix et dix ans plus tard le Prix Kadhafi des droits de l'Homme.

C'est pour la fin du régime de l'apartheid qu'il reçoit avec le président Frederik de Klerk le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix en 1991 et surtout le Prix Nobel de la paix en 1993.

Président d'Afrique du Sud

À la suite des premières élections démocratiques du 27 avril 1994, remportées largement par l'ANC, Nelson Mandela est élu Président de la république d'Afrique du Sud et prête serment à Pretoria le 10 mai 1994 devant tout le gotha politique international, d'Al Gore à Fidel Castro.

Il préside au premier gouvernement non racial du pays, en l'occurrence un gouvernement d'union nationale entre l'ANC, le Parti National et le parti zoulou Inkhata.

Ses deux vice-présidents sont alors Thabo Mbeki et Frederik de Klerk.

Statue de Nelson Mandela à Johannesburg

Statue de Nelson Mandela à Johannesburg

Conformément aux négociations de la période de transition, une commission « vérité et réconciliation » est créée pour entendre des exactions et des crimes commis sous l'apartheid par le gouvernement, les forces de sécurité mais également par les mouvements de libération [2]. Il s'agit de confronter le passé afin de tourner la page historique douloureuse et non de juger les crimes ou exactions constatées qui, le cas échéant, en l'absence de regrets des protagonistes, seront toujours du ressort des tribunaux pénaux.

Président, Nelson Mandela est davantage un chef d'état qu'un chef de gouvernement: il confie ce rôle à Thabo Mbeki.

Prônant la réconciliation nationale, il se rend même à Orania pour rencontrer Madame Hendrik Verwoerd et organise une tea party à Pretoria réunissant les épouses des anciens premiers ministres et présidents du pays avec les épouses des anciens prisonniers de Robben Island.

Internationalement, il redonne une légitimité à l'Afrique du Sud qu'il donne en exemple en matière de réconciliation nationale.

Son autobiographie Un long chemin vers la liberté est publiée en 1995 et raconte son enfance, son engagement politique, ses longues années de prison et son accession au pouvoir.

En 1996, le Parti National quitte le gouvernement peu après l'adoption d'une nouvelle constitution.

Il accepte d'être médiateur de plusieurs négociations de paix, notamment dans l'Afrique des grands lacs.

En 1997, Mandela quitte la présidence de l'ANC qui échoit à Thabo Mbeki.

À la fin de son mandat, certains radicaux critiquent l'absence d'efficacité de la politique de son gouvernement dans la lutte contre le SIDA, dans la lutte contre les inégalités raciales ou encore la lenteur des procédures d'indemnisations des noirs spoliés sous l'apartheid.

En 1999, Thabo Mbeki lui succède à la présidence de la république. Comme il s'y était engagé lors de son élection, Nelson Mandela n'est pas candidat à un second mandat et quitte la vie politique. Pour continuer de lutter pour les valeurs qui lui tiennent à cœur, il fonde la Fondation Nelson-Mandela.

Après sa présidence

Après son divorce avec Winnie Mandela, Nelson Mandela s'est remarié avec Graça Machel, veuve de l'ancien président du Mozambique, Samora Machel.

En janvier 2003, lors d'un discours au International Women's Forum, Mandela s'oppose fermement à l'attaque des États-Unis et du Royaume-Uni contre l'Irak sans l'aval des Nations unies. Il accuse le président George W. Bush de vouloir « plonger le monde dans l'holocauste » [3].

En septembre 2004, il fut plébiscité en tant que première personnalité sud-africaine

Sources : http://fr.wikipedia.org

Bon anniversaire Monsieur Mandela !
Le leader sud-africain fête ses 90 ans ce vendredi 18 juillet

Nelson Mandela, une destinée sud-africaine
Rolihlahla Mandela est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, près d’Umtata dans le Transkei, région située dans l’est de la province du Cap-Oriental. Madiba, comme on le surnomme affectueusement, est le fils d’Henry Mandela, le principal conseiller du chef du Thembuland.

 Après la mort de son père, il devient pupille du chef afin d’être formé à la charge héritée de son père.

 Le règlement des litiges qui sont présentés à la cour et le glorieux passé de ses ancêtres dans la défense des intérêts de leurs concitoyens détermineront son avenir.

C’est donc naturellement qu’il devient avocat, perpétuant ainsi le combat de ses aînés.

 Nelson Mandela s’engage également en politique au sein du Congrès national africain (ANC). Il intègre en 1943 le mouvement qui deviendra celui de la défense des droits des Noirs soumis, à partir de 1948, au régime ségrégationniste de l’Apartheid.

Son activisme lui vaudra 27 années de prison à Robben Island . En 1990, le président sud-africain Frederik de Klerk libère Mandela.

 Les deux hommes partageront le prix Nobel de la Paix en 1993 pour leur action en faveur de fin de la ségrégation raciale en Afrique du Sud. Elu président de l’ANC en 1991, Nelson Mandela devient en 1994, l’année où l’Apartheid est officiellement aboli, le premier chef d’Etat noir de son pays, le chef d’une Afrique du Sud ressuscitée.

 Les 90 printemps de cet homme d’exception sont fêtés partout dans le monde. Bon anniversaire Madiba !

vendredi 18 juillet 2008, par Antoine Ganne

Mandela, chefs de tribu de grand-père en petit-fils
Nelson Mandela a transmis sa charge à son petit-fils de 32 ans


Nelson Mandela est bien né pour être un chef. Ses études d’avocat et son combat contre l’Apartheid l’ont éloigné de sa charge de chef traditionnel à Mvezo, son village. Soixante-dix ans après, il a été rétabli dans ce rôle. Mais à 88 ans, Madiba a préféré laisser cette charge à son petit-fils, Mandla Mandela.

L’activité politique de Nelson Rolihlahla Mandela a toute sa vie éclipsé ses devoirs de chef traditionnel Xhosa. A 88 ans, il y a définitivement renoncé au profit de son petit-fils de 32 ans. Mandla Mandela a été nommé, lundi, chef de tribu au sein du conseil traditionnel de Mvezo, le village natal de Nelson Mandela.

Soixante dix ans après que ce dernier ait interrompu la tradition familiale. Le jeune homme, qui vient d’obtenir son diplôme en sciences politiques, sera désormais le porte-parole de sa communauté, présidera des cérémonies traditionnelles et règlera les litiges. Mandla Mandela était le seul héritier mâle susceptible de succéder à son grand-père, qui a assisté à la cérémonie, après la tragique disparition de ses fils.

Né pour être un chef sud-africain

L’aîné, Thembi meurt à l’âge de 25 ans, le 16 juillet 1969, dans un accident de voiture.

Mandela est alors détenu depuis six ans à Robben Island pour ses activités politiques au sein de Congrès national africain (ANC). Le mouvement s’est radicalisé et dispose désormais d’une branche armée, Umkhonto we Sizwe (lance de la nation). Le leader sud-africain ne sera pas autorisé à assister aux obsèques de son fils. Sa vie sera à jamais marquée par cet impossible deuil.

 Le 6 juillet 2005, c’est au tour du second, Makghatho, d’être emporté par le sida à l’âge de 54 ans. Fidèle à sa légendaire intégrité, Madiba ne cache pas la cause du décès de son fils dans un pays ravagé par le sida, il fait alors œuvre utile.

Nelson Mandela, a annoncé lors d’une conférence de presse à Johannesbourg, que son fils Makghato Mandela est décédé du VIH. Un tabou brisé contre la pandémie qui a, depuis son apparition, entraîné la mort de 22 millions de personnes sur le continent, et qui touche encore un homme sur cinq en Afrique du Sud. Mabiba, qui a depuis la fin de son mandat présidentiel particulièrement œuvré contre le mal le plus meurtrier du siècle, a de la sorte dénoncé une nouvelle fois la dangereuse stigmatisation de la maladie.

La confession publique de Mandela reste un acte encore trop rarement assumé par les personnalités politiques du monde africain, qui peinent à admettre le décès d’un de leurs proches du fait de la maladie. Tabo Mbecki, l’Actuel chef de l’Etat, en est l’exemple. Ce dernier avait affirmé publiquement dans un excès de zèle, qu’il ne connaissait personne atteint du virus autour de lui. Des paroles, de la part d’un Président qui avait tardé à permettre l’introduction de traitement antirétroviraux dans son pays, qui avaient alors provoqué un véritable scandale. A l’opposé, le Prix Nobel 93 avait annoncé, deux ans auparavant, que trois personnes de sa famille avaient succombées à la pandémie (une nièce et les deux fils de l’un de ses neveux). En mai 2004, Mangosuthu Buthelezi, chef du Parti de la liberté Inkhata (IFP), avait également révélé que son fils de 53 ans était mort du sida.

Chef traditionnel par sa naissance, Mandela devient grâce à son fervent engagement politique, le leader du Congrès national africain (ANC), mouvement qu’il intègre en 1942, et plus tard, le président de la Nation Arc-en-Ciel.

Après 27 ans d’emprisonnement, il sera en 1994 le premier chef d’Etat noir de son pays, le chef d’une Afrique du Sud ressuscitée.

Son destin de chef traditionnel du Thembuland s’est ainsi accompli au-delà des frontières de son village pour le bien de toute une nation.

Le sida

Après s’être appliqué tant bien que mal à redresser son pays contre les spectres d’un apartheid tout juste aboli, Nelson Mandela s’est attaqué d’un même souffle au sida qui touche plus de 39.4 millions de personnes dans le monde, et qui ravage son pays.

L’Afrique du Sud compte, devant l’Inde, le plus grand nombre de personnes vivant avec le VIH. Un mal qui s’est féminisé ces dernières années et qui concerne désormais 26.5% des femmes enceintes de 15 à 24 ans (source Onusida).

En 2004, l’ancien Président sud-africain, âgé de 86 ans, s’est lancé dans une campagne baptisée Le fils de Mandela tué par le sida

 « 46664 », son ancien numéro de détenu, visant à collecter des fonds pour lutter contre le sida. Un engagement qu’il tient encore aujourd’hui en révélant publiquement, et avec toute la solennité possible, la cause du décès de son fils.

Presque quinze ans après la découverte du premier cas de personne infectée, les victimes du sida font encore - en Afrique comme ailleurs- l’objet de sérieuses ségrégations. Une réalité dont témoigne le porte-parole sud-Africain de l’Association nationale de personnes malades du sida (Napwa), en expliquant (à Reuters) que la honte qui entoure le virus est très forte dans les zones rurales.

 Un tabou traduit trop quotidiennement par les agressions qu’il entraîne. On se souvient d’un des premiers Sud-Africains atteint du VIH, Gugu Dlamini, assassiné en 1998 à la suite d’un viol collectif, où il avait informé ses agresseurs de sa contamination.

Son cas n’est pas isolé. Le sida est un apartheid d’un nouveau genre qui cache ses morts dans un profond et criminel silence.

 Nelson Mandela l’a bien compris : « En parler est le seul moyen d’arrêter de voir le sida comme une maladie extraordinaire, à cause de laquelle les gens iront en enfer plutôt qu’au paradis ».


sources : http://www.afrik.com/portrait

littérature

Un long chemin vers la liberté - Nelson Mandela : Nelson Mandela nous permet, à travers son autobiographie, de comprendre la situation actuelle de l'Afrique du Sud. Ouvrage très bien construit, l'auteur nous démontre et explique les différents événements forts, principalement politiques et raciaux, au cours des 70 dernières années du pays.

>> L'apartheid - Nelson Mandela : Texte de deux plaidoiries du dirigeant nationaliste sud-africain.

>> Le regard de l'antilope - James Gregory, Bob Graham : Particulièrement pour le peuple noir, ce livre est émouvant. On y voit les sévices perpétrés par la population blanche et la dureté du régime d'apartheid. L'histoire de Nelson Mandela est une leçon de courage pour tous ses compatriotes.

>> Nelson Mandela: Le dernier titan - Alfred Bosch


>> Nelson Mandela - K. Delobre

>> Nelson Mandela - Jean Guiloineau : Cette biographie retrace son itinéraire, depuis sa naissance dans le Transkei en 1918 jusqu'aux élections générales d'avril 1994, en passant par les années d'enfance et de formation, par la lutte, la clandestinité et le long séjour dans les geôles sud-africaines. Un grand destin, un grand combat pour la cause de la liberté. Une vie tout entière consacrée à lutter pour les siens. Ce livre fera découvrir l'homme qui a changé l'histoire de l'Afrique du Sud.

26 août 2008

Cape Town . Cap Bonne Esperance.18/07

AFRIQUE DU SUD

15e JOUR : 18 juillet 2008

Cape Town. Tour en bateau à destination de "l'île aux phoques" d'Houtbay où vous observerez des centaines d'otaries. Visite du parc national du Cap de Bonne Espérance. Déjeuner libre. L'après-midi, découverte des jardins de Kirstenboch, visite de la ville de Cape Town et son quartier malais. Dîner africain d'adieu. Nuit à l'hôtel Town House ou similaire.

 Nous sommes arrivés hier soir et installés au cœur de ville nous allons pouvoir circuler seuls et librement à la rencontre des habitants…demain matin. Le contact est l'élément manquant dans ce circuit, mais on ne peut tout découvrir en 15 jours n'est ce pas !!!

  

 

Aujourd’hui nous partons pour le Cap de Bonne Espérance .

Rapide traversée de la ville (stades en travaux pour les prochains jeux de 2010) BRIGIITE_AFR_18__07_004

Plage et résidences de luxe sur cette côte on pourrait se croire sur la côte d’azur..

mais  c'est l'océan atlantique et sous bonne garde..

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Direction le sud ouest : HOUT BAY où nous avons un rendez vous incroyable avec les otaries.

Les belles se prélassent au soleil doux de l’hiver sur un rocher frappé par les vague Un peu déçus, c’est vraiment la sortie touristique, « vous avez vu, retour au port pour le prochain départ… » BRIGIITE_AFR_18__07_084


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La surprise en fait est dans le port … BRIGIITE_AFR_18__07_030 BRIGIITE_AFR_18__07_037  BRIGIITE_AFR_18__07_101  BRIGIITE_AFR_18__07_131  BRIGIITE_AFR_18__07_140


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Nous remontons vers les quartiers résidentiels comme Constantia BRIGIITE_AFR_18__07_155  BRIGIITE_AFR_18__07_156 BRIGIITE_AFR_18__07_157

puis le circuit nous conduit à Tokai en bordure d’une réserve, Muizenberg, Fish Hoek, Océan View (malais relogés le nom l’indique ce devait être en bordure de mer…), Scarbrough, plage de sable blanc, attention nous sommes sur l’atlantique .., BRIGIITE_AFR_18__07_143  BRIGIITE_AFR_18__07_158  BRIGIITE_AFR_18__07_166  BRIGIITE_AFR_18__07_168  BRIGIITE_AFR_18__07_179

 puis nous traversons une lande qui nous fait penser à la Bretagne et finalement nous y sommes à la pointe de l’Afrique du Sud .

Une émotion nous envahit et nous fêtons comme il se doit la traversée de l’Afrique du Sud sous un beau soleil. BRIGIITE_AFR_18__07_233  BRIGIITE_AFR_18__07_235


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Nous avons de la chance, tous les touristes rencontrés ont eu de la pluie , du vent, le froid..BRIGIITE_AFR_18__07_213  BRIGIITE_AFR_18__07_218  BRIGIITE_AFR_18__07_221  BRIGIITE_AFR_18__07_240

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Nous savourons ce moment exceptionnel et imaginons les premiers bateaux qui ont croisé cette côte découpée, sauvage. Le site est préservé la nature seule nous accueille dans un écrin de verdure, de fleurs, d’écume. Les rochers abritent des colonies d’oiseaux. Les algues couvrent le bord de mer.

Le cap de Bonne-Espérance

CAP situé par 34°21′26″S 18°29′51″E / -34.35722, 18.4975, à l'extrémité de la péninsule située au sud de la ville du Cap et qui se ferme à l'ouest par la "Fausse Baie" (Valsbaai ou False Bay en anglais).

Il n'est pas le point le plus méridional du continent africain, le cap des Aiguilles étant situé plus au sud vers l'est.

Carte de la péninsule du Cap

Le Cap de Bonne-Espérance est découvert par les Européens en janvier 1488. Lors de son exploration le long de la côte africaine, la flotte commandée par Bartolomeu Dias est emportée vers le sud. Pensant qu'il a dû dépasser le point le plus méridional du continent il continue vers l'est et ne rencontre aucune terre. Il se dirige alors vers le nord jusqu'au Rio do Infante (actuelle Great Fish river), puis fait demi-tour sous la pression de son équipage, et revient en longeant les côtes. Au niveau de l'actuel False Island Bartolomeu Dias érige un padrão dont les restes ont été retrouvés lors de fouilles en 1938. C'est donc sur le chemin du retour qu'il peut s'approcher du cap qu'il baptise d'abord cap des Tempêtes en raison des vents qui y sévissent. Le cap est rebaptisé en cap de Bonne-Espérance car les Portugais ont désormais « bon espoir » d'arriver bientôt aux Indes

Géographie

Le cap de Bonne-Espérance est situé à la jonction entre deux courants maritimes très différents, un courant froid « Benguela » à l'ouest et un courant chaud, le courant des Aiguilles, à l'est. Ce n'est pas le point le plus austral de l'Afrique.

Le point le plus au sud de ce continent est le cap des Aiguilles plus au sud-est.

La péninsule est devenue réserve naturelle en 1938 et a été incorporée dans le Cape Peninsula National Park en 1998. En 2004 le parc a été renommé en Table Mountain National Park. Il s'étend sur 7770 hectares et possède 40 km de côtes entre Schuster's Bay à l'ouest et Smitswinkel à l'est.

Le plateau se termine par trois promontoires : cap de Bonne-Espérance, Cape Maclear et Cape Point.

Faune et flore

La région possède plus de 250 espèces d'oiseaux, des zèbres, tortues et antilopes. Dans les deux océans et sur les côtes on peut apercevoir de nombreux animaux : baleines, phoques, dauphins, manchots etc. Il y a aussi de nombreux babouins dont il faut se méfier car ils attaquent toute personne qui possède de la nourriture.

Le cap de Bonne-Espérance fait partie du Cape Floristic Kingdom et possède près de 1 100 types de plantes, en particulier de magnifiques protéas (famille des Protéacées).

 

Nous devrons nous arracher à cet endroit vraiment, et partons à l’assaut de la montagne qui surplombe toute la baie jusqu’au phare « lighthouse » (1860/1919) à 249 mètres au dessus du niveau de la mer, la lanterne pouvait être vue jusqu’à 67 km par les bateaux, , accompagnés par les babouins et quelques images furtives des baleines qui évoluent le long de ces falaises.

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Bol d’air , marche, aujourd’hui, quel bonheur !

 vu de Cape Point

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Notre prochain rendez vous…les pingouins dans leur smoking et leur démarche amusante.

Les petits sont blottis. Nous passons sur des passerelles en bois , ils nous ignorent totalement.

Ils ne veulent décidément pas se baigner, quelques uns font trempette et regagnent le sable sec.

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Nous terminons notre balade par Kirstenboch, magnifique jardin botanique situé sur les hauteurs du Cap . Mais nous sommes un peu tard , il ne fait pas très beau et ne profitons pas pleinement. De plus nous sommes en hiver et ce n’est pas le meilleur moment.

Nous voulions voir les différentes espèces de protéas…BRIGIITE_AFR_18__07_382  BRIGIITE_AFR_18__07_371 BRIGIITE_AFR_18__07_370 vous vous souvenez de la petite histoire sur les bancs en mémoire des proches disparus... voici un nouvel exemple.Nous pourrions nous en inspirer. C'est une pratique qui me plait beaucoup.

Retour hôtel pour se préparer à notre dernière soirée en Afrique du Sud.

Djembé.. pour tous . c’est génial, environ 30 personnes qui suivent un cours particulier, les sons résonnent, les doigts s’endolorissent mais qu’importe, c’est une communion dans la musique. Nous Sommes au MUSEUM GOLD OF AFRICA.

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Les femmes sont magnifiques.

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Notre dîner se compose de plats issus de la cuisine malaise c’est un régal

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Le spectacle de danse accompagne ce denier repas et nous sommes tous dans l’ambiance des tambours. Rien que du bonheur !

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Avant de se coucher nous faisons un détour vers Tablemountain et découvrons lovée à nos pieds la ville dans son habit de lumières, c’est merveilleux. le_cap_dernier_soir_la_nuit_01

De retour à l’hôtel comme chaque soir, nous transférons nos photos sur l’ordinateur.. le_cap_hotel_17_et__18_07  le_cap_giovanni_18_07_03

Giovanni  souffre de plus en plus de son dos. Trop de route certainement.

Bonne nuit..

23 août 2008

SITUATION GEOGRAPHIE LANGUE

LE SWAZILAND

1. SITUATION

Le Swaziland, officiellement Royaume de Swaziland, également appelé Ngwane, est un pays d'Afrique australe, enclavé entre le Mozambique à l'est, et l'Afrique du Sud. Sa capitale est Mbabane

Ce petit pays de 17 363 km², ancienne colonie indépendante depuis 1968, s'est constitué autour de la nation Swazie.

Le nom du pays (Swaziland) et celui de l'ethnie principale (les Swatis) proviennent du nom Mswati II, «le plus grand des rois guerriers swazis».

Le mot Dlamini est le nom de la famille royale, ainsi qu'une façon courante d'appeler le Swaziland.

2. LE DRAPEAU

Adopté le 30 octobre 1967, soit près d'un an avant l’indépendance, le drapeau du Swaziland se compose de cinq bandes horizontales bleue , jaune, rouge, jaune et bleue.

La bande centrale rouge, la plus large, porte un bouclier zoulou (les Swazis sont très proches ethniquement des Zoulous) couvert de peau de bœufs noire et blanche censée incarner la paix entre Blancs et Noirs, dont dépassent deux sagaies et un bâton zoulou orné de plumes, instruments de pouvoir, qui symbolisent la défense du pays contre ses ennemis.

Les bandes bleues représentent la paix et la stabilité, l'agriculture et les ressources minières sont symbolisées par le jaune, la lutte pour l'indépendance et les batailles du passé par le rouge.

Le bouclier a été donné pendant la Seconde Guerre mondiale (1941) par le roi Sobhuza II au Swazi Pioneer Corps lorsque ce régiment fut intégré au sein de l’armée britannique, qui le portait sur son drapeau.

LE BLASON BLASON_SWAZI

Dans les armoiries du Swaziland figurent, sur un champ d'azur, un blason traditionnel utilisé dans le pays et deux lances. Le tout est surmonté d'un collier qui symbolise l'autorité du monarque du Swaziland.

Un lion et un éléphant d'Afrique soutiennent le blason.

Le lion représente l'autorité du roi tandis que l'éléphant représente la Indovuzaki ou reine mère.

Le blason symbole de la protection du pays face aux ennemis, il figure également dans le drapeau national.

Dans la partie inférieure, sur une ceinture d'argent, on peut lire la devise nationale: “Siyinqaba” que signifie "Nous sommes la forteresse”.

3. GEOGRAPHIE

Superficie : 17364 km²
Climat : Tropical à tempéré

Il s'agit d'un pays de collines peu élevées, dont la végétation dominante, appelée le Veld, se signale par l'absence presque complète d'arbres.

Une sécheresse a obligé à recourir à l'aide alimentaire en 2004-2005.

Le Swaziland présente :

. des montagnes le long de la frontière avec le Mozambique,

. des savanes à l'Est

. des forêts pluvieuses dans le nord-ouest.

Plusieurs fleuves traversent le pays, tel que le Lusutfu.

Avec 50 000 habitants, la capitale Mbabane est la plus grande ville du pays ; d'autres villes importantes sont Manzini, Lobamba et Siteki

Le Swaziland est divisé en quatre districts :

PROVINCES_SWAZILAND

Hhohho  , situé au nord-ouest de l'État Sa superficie mesure 3 569 km² et a 270 000 habitants (1997). La capitale est Mbabane, qui est aussi la capitale du pays

Lubombo  localisé dans l'Est du pays. Le centre administratif est Siteki. Ce district est le seul à avoir une frontière avec l'ensemble des districts du pays

Manzini est une ville commerciale du Swaziland. Elle est le centre industriel principal     du pays et la capitale du district de Manzini. En 1890, la ville était un poste colonial britannique, mais elle a été détruite lors de la deuxième guerre des Boers, lorsque le centre administratif fut transféré à Mbabane .L'aéroport  Matsapha se trouve près de la ville.

Shiselweni  situé au sud

Lobamba est la capitale royale et législative

4. LES LANGUES

Les langues indigènes appartiennent à la famille bantoue:

le swazi (88,5 %), le zoulou (6,8 %0, le tsonga (1,7 %), le nyanja (0,5 %), le sotho du Sud (0,4 %), le comorien (0,0 %).

Le swati constitue la langue nationale et l'une des langues officielles du Swaziland;

il est également parlé au Mozambique et en Afrique du Sud. 

Les langues «blanches» sont l'afrikaans (1,1 %) et l'anglais (0,6 %), toutes deux d'origine germanique; l'anglais est l'une des deux langues officielles.

De par leur statut, le swati est la première langue officielle, l'anglais, la seconde

23 août 2008

HISTOIRE

5. HISTOIRE

Les archéologues ont découvert des restes humains datés d'il y a 100 000 ans.  Mais le peuplement des plateaux du Ngwane a commencé beaucoup plus tardivement, c'est-à-dire vers la fin du XVIIe siècle.

Les Swazis, des Nguni — descendants des San et des Khoisans (Bochimans) —, occupaient à l'origine la partie sud-est du littoral de l'Afrique australe, le long de la rivière Pongola (dans le Natal sud-africain).

Ils se sont mêlés aux Bantous qui migraient vers le sud aux XVe et XVIe siècles et arrivaient de l’Afrique centrale. Les Swazi s'installèrent dans les montagnes de Lubombo dans l'est du Swaziland ainsi que dans le Haut-Veld de l'Afrique du Sud (province de Gauteng).

1.La colonisation européenne

Au milieu du XIXe siècle, les attaques des Zoulous incitèrent le roi Mswati à demander la protection de la Grande-Bretagne, ce qui eut pour effet l'arrivée au Swaziland, surtout après 1878, de nombreux colons et prospecteurs blancs.

Les terres des Swazis furent progressivement accaparées par les colons boers arrivés du Transvaal, avec la complicité du souverain swazi qui y trouvait un intérêt financier personnel.

À partir de 1888, les Boers (fermiers hollandais dont le nom signifiait «paysans» en néerlandais et se prononçait [bour]) reçurent le droit de s'administrer eux-mêmes.

En 1889, un accord (Loi sur la juridiction étrangère de 1890) entre Britanniques et Boers confia l'administration du Ngwane (ou Swaziland) au Transvaal. De fait, à partir de 1894 et jusqu'à la guerre des Boers (1899-1902), le Swaziland devint un protectorat de la République boer du Transvaal.

Les Boers implantèrent progressivement l'usage du néerlandais (écrit) et de l'afrikaans (oral) dans l'Administration. Craignant davantage l'emprise des Boers que celle des Anglais, les Swazis en appelèrent à la protection britannique. CARTE_AFRIQUE_DU_SUD_BOERS_ANGLAIS

Défaits par les Britanniques, les Boers signèrent, le 31 mai 1902, le traité de Vereeniging par lequel le Transvaal et l’État libre d’Orange devenaient des colonies de la Couronne britannique. Dès lors, les Britanniques se trouvèrent à contrôler un grand nombre de colonies: Le Cap, le Natal, le Transvaal, l'État libre d'Orange, le Griqualand, la Nouvelle République (the New Republic), le Stellaland et le Zoulouland, sans oublier le Bechuanaland plus au nord et le

Swaziland à l'est.

En 1910, la Grande-Bretagne créa l'Union sud-africaine qui rassemblait toutes les anciennes colonies britanniques et les anciens États boers.

Les Swazis échappèrent à l'annexion par l'Union sud-africaine, mais leurs terres demeurèrent aux mains des colons blancs (Afrikaners); ils ne détenaient que 37 % des terres du Swaziland. 

La reconquête de leur territoire par les Swazis débuta en 1921 lorsque le nouveau roi, Sobhuza II, institua un organisme chargé de racheter les terres aux colons grâce à l'argent accumulé par l'imposition des travailleurs immigrés et à l'exploitation des mines. Cet organisme permit également au clan royal de renforcer son autorité.

Mais, après la guerre des Boers, le Swaziland est devenu un protectorat britannique, et l'anglais remplaça le néerlandais (écrit) et l'afrikaans (oral).

2. Le Swaziland indépendant

En novembre 1963, la Grande-Bretagne promulgua la Constitution menant à l'indépendance du Swaziland et mit en  place le Conseil législatif et le Conseil exécutif; le premier Conseil législatif du Swaziland fut constitué le 9 septembre 1964. La Grande-Bretagne accepta de modifier la première Constitution qui prévoyait la mise en place de l’Assemblée et du Sénat, puis des élections en 1967. Le Swaziland indépendant héritait d'une monarchie constitutionnelle, avec un roi, un parlement et un premier ministre élus, comme en Grande-Bretagne. C'était en somme, le régime préféré des Britanniques!

Le Swaziland accéda à l'indépendance le 6 septembre 1968. Cependant, l'indépendance ne conduisit pas à la démocratie: en 1973, le roi Sobhuza II abolit la Constitution, assuma tous les pouvoirs et interdit les partis politiques.

L'anglais fut reconduit dans son statut de langue officielle, mais le swati obtint un statut similaire. En tant que langue nationale parlée par près de 90 % de la population, il paraissait normal d'accorder le même statut au swati (première langue officielle). C'est depuis 1973 que le Swaziland est gouverné par décrets royaux.

Après la mort de Sobhuza II en 1982 (après soixante ans de règne), une longue période de lutte pour la succession s'ouvrit. Il faut dire que le roi avait été polygame (quelque 70 épouses royales) et que 67 fils prétendaient au trône, tandis que ses 100 épouses convoitaient la régence.

Ce n'est qu'en 1986, après de violents conflits au sein du clan royal des Dlaminis, que le prince héritier

Makhosetive fut finalement couronné, sous le nom de Mswati III.

MAWATI_III_COSTUME_TRADITIONNEL

Mswati III en costume traditionnel

Le nouveau roi apparut rapidement comme un souverain autoritaire, refusant à l'opposition démocratique et moderniste le droit de s'exprimer, et rejetant la Constitution calquée sur celle du Royaume-Uni, car «en contradiction avec les traditions swazies».

Mswati III se proclama Ngwenyama («le Lion») et nomma la reine mère Ndlovukazi («lady Éléphant») parce qu'elle était la mère du roi (d'où le surnom de «Grande Éléphante»);

les nombreuses épouses (quinze et deux «fiancées») du souverain portent le titre de «mères de la nation»;

une femme est dite fiancée lorsqu'elle n'a pas donné d'enfant au roi.

Le roi doit être polygame afin de perpétuer la dynastie. Même si le roi, à la fois chef de l'État et chef de l'armée, avait favorisé la valorisation de la langue swatie, ses méthodes arbitraires ont provoqué une vague de contestation populaire.

Le système de gouvernement du Swaziland, connu sous le nom de Tinkhundla, est un mélange de style occidental et de style traditionnel, où le roi avec son conseil dispose d'un pouvoir prépondérant. Mais les Swatis restent, semble-t-il, très attachés aux traditions monarchiques.

En 1992, le roi Mswati III éleva la capitale administrative (Mbabane) au rang de ville, mais la petite municipalité de Lobamba au sud de Mbabane resta la capitale royale et législative du Swaziland.

Au milieu des années quatre-vingt-dix, la monarchie swatie dut entrer dans un lent processus de démocratisation.

Les pressions extérieures et la contestation des mouvements d'opposition et des associations de défense des droits de l'Homme remirent en question cette monarchie absolue, d'autant plus que le libéralisation de l'Afrique du Sud et au Mozambique attisèrent l'impatience de la population.

Mswati III promit en 1997 de procéder à une réforme constitutionnelle et de donner plus de pouvoir au peuple. La nouvelle Constitution était patiemment attendue vers 2002, mais ce ne fut que le 31 mai 2003, après un retard de sept ans, que Mswati III a finalement dévoilé le projet d'une nouvelle constitution nationale pour le Swaziland, un projet qu’il a fini par approuver le 14 novembre 2003.

La nouvelle Constitution prévoit que le pouvoir du gouvernement restera fermement entre les mains de la monarchie, tout en reconnaissant le respect des droits de l'Homme, mais en ne faisant aucune allusion à une reconnaissance quelconque des partis politiques (perçues comme des «associations»). Récemment, Mswati III déclarait que «la démocratie était une mode qui ne convenait pas au Swaziland». La nouvelle Constitution ne change rien de fondamental à l’absolutisme actuel.

Quant aux États-Unis, ils menacent de fermer la porte du marché américain au Swaziland. C'est que Washington est inquiet du non-respect du principe fondamental de justice dans le pays; non seulement les États-Unis rappellent à l’ordre la monarchie, mais remettent en cause son admissibilité à l’African Growth and Opportunity Act.

Malgré des déficits budgétaires, une dette extérieure de 300 millions de dollars et de nombreux appels à des réformes démocratiques de la monarchie, la gestion et les dépenses du royaume sont souvent critiquées, notamment lors du projet en 2002 d’acheter un jet privé de 45 millions de dollars US pour le roi, ce qui équivalait environ à un quart du budget national.

Le Parlement swazi a voté, le 18 octobre 2002, contre l’achat de ce jet royal, mais rien ne semble arrêter le représentant de la dernière monarchie absolue africaine, qui n’en fait qu’à sa tête avec son train de vie somptuaire.

La même année, les Nations unies rapportaient que le pays avait besoin de 19 millions de dollars de toute urgence pour assurer la survie d’un quart de la population menacée par la famine, après une année de sécheresse. Plus de 500 000 Swazis, sur un million d’habitants, sont déjà touchés par un sérieux manque de nourriture.

Lors de son 36e anniversaire de naissance en avril 2004, Mswati III, dans un discours en swazi, a salué le rôle «unificateur» des célébrations royales (au coût d'environ 525 000 $ US), diffusées sur la radiotélévision nationale; il a appelé ses sujets à «perpétuer la tranquillité swazie qui a fait de notre nation l'objet d'envie de la communauté internationale».

Cela dit, le Fonds monétaire international (FMI) a mis en garde la monarchie swazilandaise (d'une autre âge!) contre des dépenses inconsidérées, sous peine de voir se tarir les donations financières à ce petit royaume menacé par la famine et ravagé par le sida (40% de la population swazie étant séropositive).

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